• Je suis très heureuse d'annoncer la venue d'une nouvelle fourmi rouge qui est cette fois-ci un garçon. Il a préféré rester anonyme.

     

    " Quand on se fait harceler, ou mal parler à long terme par différentes personnes; ça fait plus de mal que l'on ne peut l'imaginer. J'ai été harcelé mais tout mes harcèlements n'étaient pas à cause d'une ou deux personnes en particulier, c'était une dizaine de personnes, qui des fois, ne le faisait pas ensemble mais séparément. Mais à eux tous ça faisait les effets du harcèlement et ça fait souffrir. Quand on est plus harcelé, on est pas complètement guérit, on a beaucoup d'appréhension. Moi, j'en ai au collège. Si je me lâche, les autres me regardent comme si je faisait partie d'une autre espèce. Je ne peux pas me lâcher, malgré mes efforts, je n'ai pas confiance en moi. Comment vivre en harmonie dans un endroit où tout le monde se fait rabaisser, se croit supérieur à l'autre ? Un endroit où tout le monde dessine la personnalité des gens sans prendre le temps de les connaître ? 

    Beaucoup de personnes originales sont jugées de travers, pendant les premières semaines de collège, parce qu'elles n'avaient pas confiance en elles ou trop confiance en elles. Les gens peuvent changer et sont totalement différents à plusieurs endroits. 

    La meilleure copie du collège est un endroit où une personne "impopulaire" soit totalement libre et ai confiance en elle. "

    Voilà !

    Je remercie chaleureusement la personne d'avoir acceptée de me confier ce témoignage ! 

    Nouvelle fourmi rouge !!!!


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  •  

    Bonjour !

     

    Voici le texte de notre troisième fourmi rouge, Manon, qui nous raconte ici son histoire et nous donne une bonne leçon de vie. Je la remercie encore de m’avoir accordée sa confiance et d’avoir acceptée de ne pas être anonyme. C’est une fille pleine de courage et très gentille.

     

    Merci !

     

    « J’ai jamais été vraiment harcelée, mais à l’école on s’est beaucoup moqué de moi par rapport à mon physique ; de mes formes. On me disait que j’étais « grosse », j’étais une « baleine »… J’en ai beaucoup souffert.

     

    Au collège, il y avait le regard des autres. C’est quelque chose qui me fait peur. J’ai peur de ce que pensent les gens.

     

    J’aime dessiner (mais pour moi, je dessine mal), j’adore chanter, c’est ma toute première passion. Je chante chez moi, sous ma douche, avec ma meilleure amie dans la cour de récré et parfois devant ma famille quand il y a des fêtes ou des anniversaires.

     

    Qu’importe ce qu’on est, dans la vie faut assumer ce qu’on et le montrer aux autres. Si les gens nous aiment pas comme nous on est, c’est pas grave on va pas s’arrêter pour eux. »

     

    Une autre Fourmi Rouge

     

     

     


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  • Bonjour ! 

    Je suis très heureuse de vous annoncer la venue d'une nouvelle Fourmi Rouge qui, elle aussi, a souhaité rester anonyme. Elle à écrit un texte mêlant histoire personnelle et sentiments actuels. 

    Extrêmement touchant, il montre à quel point le harcèlement et l'acceptation de soi est fastidieuse. 

    « J’omets les détails ainsi que d'autres choses. Trop de choses à dire... je crois qu’inconsciemment j'essaye d'oublier... Mais avant tout, je remercie mes amies actuelle et ma famille d'être le fil qui me retient au-dessus des enfers et des démons qui m'appellent. Même si ce texte est anonyme. Je ne les remercierai jamais assez.

     

    Quand j'étais en primaire je crois que j'étais normale, je crois... même si... bon j'ai jamais été mince... je ne suis jamais rentré dans les "codes de la beauté" non... j'étais grosse et je le suis encore... la seule meuf avec une poitrine en CE2... pas d'insulte mais des regards... j'étais aussi la meuf qui savaient pas courir... je courais mal dû à des problèmes de pied... Y en a toujours pour se moquer... mais... je ne sais pas... je ne peux pas décrire... j'oublie petit à petit. J'essaye.

     

    Déjà à cet époque les gens te parle de tes "amoureux"... amoureux que je n'ai jamais eu... pourquoi? Je suis trop moche sûrement... acné sévère très jeune, poitrine développée... jeune... tout j'ai tout eu beaucoup trop jeune. 

     

    Puis y a la rentré au collège...  les gens qui se foutent de ta gueule... ceux qui te critiquent ouvertement...oui je ne vois que le mal, mais ça c'est normal ; c’est juste moi. En plus de ça mes amies toutes plus belles les unes que les autres et puis moi... les meufs a moitié populaire et puis y a moi... moi la meuf qui dégoûte les autres. Oui je dégoute "****** elle dégoûte". Puis après elles en ont marre et te lâchent comme ça. T'es perdu t'a plus personne. Cette fille à qui t’as tout dit. Tes tentatives de suicide. Elle t'a écouté. Et elle ta planté. 

     

    Puis te deviens parano, est-ce que les profs... est-ce que tu les dégoûtes ? Tu te scarifie et puis te dit non c’est pas de la mutilation non... c’est rien, juste un test. Puis un soir tu recommence, un soir ou tu étais au plus bas... Un soir dans lequel tu verseras des larmes et de la chair. Bandages a répétitions "c'est mon chat il m’a agressé" Oui ça fait du bien donc oui c'est de la mutilation. Médicaments. Je fais des addictions... Puis aussi je m'invente des choses. Une autre réalité. Moins fataliste pour moi. Ou au contraire. Beaucoup plus fataliste.

     

    Quand y a les potes de ton frère qui rigole et explosent de rire quand ton frère te les présentent... putain ça hante a vie... et puis aussi... les gens. Personne s'approche de toi je crois qu'il pense que la mocheté c’est contagieux... ouais personne ose m'approcher. Les remarques sur ton poids, ton acné... et puis en sixième... les gars qui viennent te dire "t'es belle" mais...ironiquement. Qui viennent manger avec toi juste pour te rabaisser plus bas que terre. Qui te font des remarques sexuelles. "C quand que tu viens chez moi?" Quand ils sont ensembles et que toi tu rase les murs...

     

    Et puis après ils s'en vont du collège. Un soulagement.  Mais y en a d'autre... "Eh! Tu sais ****** il a dit qu'il t’aimait!" Alors que tu sais qu’en fait il t'a critiqué.

     Le cross auquel tu fini dernier... les gens qui se plaignent d'être arrivé 20ème sur 50 alors que toi ben... t’es  50ème. Ma 3ème,  c'est horrible je ne suis pas bien dans ma peau,  en société. En cours. Partout. Je ne respire plus comme il faut. Crise d'angoisse. Oppression. "Elle est gothique" "les grunges sont mal dans leur peau" alors forcément tu le deviens. Je suis faible j'en suis désolé. Il y a ta famille ; lentement mais sûrement qui se dissout... ils partent, tu le vois, tu le sais, mais tu ne veux pas l'admettre. Engueulade avec tes grands parents. Douleurs. Oui ... instabilités psychologiques et émotionnelles "quand tu ris tu pleures silencieusement" Je suis lunatique... mes bras prennent  ma douleur... oups... mon père a vu ma main. Il me traite de folle. Alors c'est le haut du bras. Lui on le voit pas. Puis les cuisses. On ne les voit pas non plus. Je pleure bordel. J'en ai envie. Je suis exclue de la société. La meuf bizarre... invisible. On ne m'entend pas. On ne me voit pas. Vent à répétition. Tu te dis. Non c'est rien, moi aussi je m'en prends. Moi c'est tout le temps.  Chaque geste et chaque parole. Tu te sens inutile. Invisible.

    Mes pensées : laide....mon cœur qui me fait de plus en plus mal... ma nourriture... j'en ai plus dans mon assiette... ma tête tourne... mes yeux me pique... ma gorge est noué... je suis oppressé ici avec vous... ce monde ne me va pas... je suis grosse.... je ne sers a rien... boutons... graisse... problèmes... faiblesses... émotions... crise... colère... panique... angoisse...

     

    "-Ça va? 

     

    -Non...non ça va pas."         »  

     

    Une autre Fourmi Rouge

     


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  • Bonjour !

    Je suis fière d’accueillir une première Fourmi Rouge qui a souhaité rester anonyme ! Voici son histoire extrêmement touchante.

    « J’étais différente depuis la primaire, je n’arrivais pas à être comme les autres, mais j’en ai pris conscience véritablement au collège.

    Je me souviens d’avoir été rejetée par toute l’école primaire avec ma meilleure amie. Les personnes influentes ont retourné tout le monde contre nous. L’école nous pourrissait la vie. Mais un jour, ça a dégénéré. Tout le monde m’a poursuivi en m’insultant avec des surnoms dont je me rappellerais toute ma vie. Ma meilleure amie s’est réfugié dans les toilettes et moi j’étais écrasé dans des volets en bois ; on me frappait, insultait… Je recevais toute leur haine et leur colère alors que je n’avais rien fait. Ma meilleure amie avait essayé de s’étrangler dans les toilettes. Quand je suis rentré au collège, tous les soirs dans le bus, des 3èmes s’amusaient à me toucher, à m’insulter et à me frapper… Même sortit du bus ils s’amusaient à se lancer mes affaires. J’avais honte d’être faible, je me suis détestée et je me suis scarifiée. Ma différence n’a pas arrangé les choses. J’étais cataloguée de gothique. Je me souviens des croches-pattes, des insultes… Tous les jours c’était dur. Mon état mental c’est aggravé, j’ouvrais mes veines jusqu’à ce que je sente et j’entende mon cœur… Des cicatrices à vie… J’ai commencé à faire des crises d’angoisse ; tout le monde parlait dans mon dos, se moquait. Je les entendais, je faisais comme si de rien n’était mais le soir je m’endormais en pleurant. En 3ème, le calvaire de la 6ème ressurgit… Des gros pervers s’amusaient avec mon corps mais encore plus avec mon esprit. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est d’être seule. Je ne l’avais jamais été. C’est vraiment horrible, mes larmes coulent en cours, je ne peux pas les contrôler. Etre à l’écart de tout le monde, être rejetée, être invisible ; on me voit juste pour se moquer de moi…J’ai déjà tenté de mettre fin à ma vie, à cette souffrance… Les démons se sont amusés à me grignoter petit à petit m’amenant vers une mort plus proche.

    J’ai trop provoqué la mort alors que ce n’est pas ce que je voulais, il y a tellement de choses que j’aime dans ce monde. Je suis heureuse d’avoir une famille comme la mienne, des amis sur qui je peux compter ; je n’en ai pas beaucoup mais, je peux tout leur dire. Si je n’avais pas connu les BTS et les mangas je pense que je serais morte. C’est toute ma vie, j’aime tellement ça ! C’est un amour indescriptible. »

    Je remercie énormément notre première Fourmi Rouge de m’avoir accordée sa confiance et d’avoir acceptée que je publie son histoire sur ce site.

    Aujourd’hui, même si elle ne le dit pas, elle se sent mieux. En tout cas, c’est l’impression qu’elle donne.

    Une adolescente heureuse qui sourit à la vie…

    Je la remercie encore, car pour tout vous dire, c’est grâce à elle que ce site à vu le jour.

    Sur ce, j’espère que d’autres personnes se joindront à notre communauté.

    Notre première Fourmi Rouge !


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